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mercredi 26 avril 2017

Clifton James

Il nous a quitté il y a 10 jours ,Clifton James est né le 29 mai 1921 à New-York. Déjà célèbre pour ses rôles au cinéma et au théâtre, il marquera tous les esprits avec son interprétation comique de J.W Pepper. Le succès du shérif sudiste auprès du public dans Vivre et laisser mourir est tel que le personnage sera présent également dans le film suivant, L’Homme au pistolet d’or. Clifton James débute dans le film Sur les quais (1954) avec Marlon Brando. Au cours de sa carrière, il aura l’occasion de jouer des personnages drôles ou méchants, mais souvent des rôles de shérif sudiste qui chique le tabac. Pour lui, c’est James Bond qui l’a enfermé dans ce carcan. Toutefois, Clifton James poursuivra sa carrière parallèlement au théâtre et au cinéma, travaillant avec de nombreux metteurs en scène réputés. Clifton James a pris sa retraite à New-York. Il a cinq enfants, pratique le golf, joue au bridge et continue d’exercer son métier, même s’il a arrêté sa carrière sur les écrans. Il nous a quitté le 15 avril 2017 à l’âge de 96 ans.J.W Pepper est un Sherif en Louisiane… Mais J.W. Pepper est aussi LE shérif du Bayou ! Personne n’arnaque le Sherif J.W. Pepper. Le Sherif J.W. Pepper ne tolère pas les abus de vitesse, surtout de la part de conducteurs noirs comme Adam, l’homme de Kananga. Le Sherif J.W. Pepper sait reconnaître un malfrat quand il en voit un, surtout quand le malfrat en question s’appelle James Bond et navigue à pleine puissance au dessus des routes, ou que ses poursuivants enfoncent sa voiture en bateau. Le Sherif J.W. Pepper ne renonce jamais, et sait s’adapter aux situations critiques ! Le Sherif J.W. Pepper sait qu’il peut compter sur son cousin Billy Bob, et les troopers de la Lousiane, même si cela donne lieu à de multiples explosions et carambolages....(http://jamesbond007.net/Encyclo/j-w-pepper-clifton-james/)





Tom Gries, réalisateur de l'excellent 100 fusils, nous offre ici un western tout à fait différent de ceux de son époque et, je dirais même, en avance sur son temps. Peu d'action, beaucoup de dialogues... mais de la profondeur et un grand souci d'authenticité. Charlton Heston est ici dans un de ses plus beaux rôles au cinéma, Joan Hackett joue ici un des meilleurs rôles féminins jamais vu dans le western et Donald Pleasence incarne un méchant absolument génial. Le ton donné est intimiste, l'Ouest est recrée avec réalisme, il y a beaucoup d'émotions notamment dans les scènes entre Joan et Charlton. Donc, franchement, Will Penny est dix fois mieux que la plupart des westerns spaghetti parfois fauchés qui sévissaient à l'époque. Il est vraiment regrettable qu'il n'ait toujours pas la notoriété des grands classiques du western car c'est un film qui les égale sans problème. Un des plus beaux films sur la vie de cow-boy, presque un documentaire.Un western très réaliste sur la vie des cowboys avec une histoire d'amour très touchante. Charlton Heston est très bon, c'est peut être un de ses meilleurs rôles. Ce western est magnifique.Un beau western magnifiquement interprêté . La musique est nostalgique et agréable à entendre . Le moment ou le garçon court vers Heston dans ses bras est un des plus beau passage du film . A remarquer le présence du jeune Lee Majors dans le rôle de " Blue " .Dès le début, les dialogues sont ciselés au couteau entre les cowboys qui convoient le bétail. Après la vente du bétail, trois d'entre eux, dont Will Penny, partent ensemble et sont pris à parti par Quint (Donald Pleasence) et sa bande. Les trois amis tuent Romulus, le frère de Quint. A ce stade, le spectateur est plongé dans l'action. Puis la tension retombe sans jamais laisser place à l'ennui. Les séquences s'enchaînent avec fluidité. Tom Gries s'est entouré d'une belle distribution, outre les deux stars déjà citées, on trouve la belle Joan Hackett et le solide Ben Johnson, le patron du ranch Flat Iron. Le cinéaste, d'abord et avant tout réalisateur TV, nous livre un western à la fois âpre et humain, avec un grand souci d'authenticité.


   

Très beau film auquel il manque cependant une musique qui aurait donné plus de relief au scénario.
Saison morte, ou la face cachée du cowboy, une fois qu'il a fini de gambader avec les boeufs dans les grandes étendues. On réalise que le bouvier est touché par la précarité, qu'il se demande comment assurer son gagne-pain pendant l'hiver. Charlton Penny déniche, lui, un job de gardien de territoire pour un ranchman sourcilleux. Mais il n'arrivera dans son poste-cabane de montage qu'à demi-mort, torturé par une famille abâtardie et illuminée (qu'il avait provoqué). Il est alors recueilli par la veuve et l'orphelin, qui en font peu à peu un brave père de famille (c'est la partie "magie de noël" un peu pénible). Heureusement, le gang des tarés va revenir pour mettre un terme à la romance. Alors que le film fait miroiter plein de possibilités (l'éléphant pour Gyzmo, le dépeçage d'élan pour Torpenn, la fille nymphomane pour Pruneau...), la trame est finalement assez simplette. Même si le choix final de Penny évite (heureusement) un happy end embarrassant. A l'actif de ce western tardif: un vrai souci du quotidien et du détail vestimentaire (lire critique complète de Senscritchaiev). Passif: trop de quotidien tue le cowboy, non?(Allociné et Senscritique)





Si les titres français des films américains sont souvent risibles et parfois en contresens total avec l’esprit de l’œuvre, le cas des Flics ne dorment pas la nuit fait exception. Tout y est : les personnages, des policiers ordinaires, le décor, la nuit de Los Angeles, et l’expression d’un quotidien à la fois morne et destructeur exprimé dans une formule portant toute la banalité et toute la mélancolie qu’inspirent les destins portés à l’écran par Richard Fleischer. Ce programme était également celui de Joseph Wambaugh, auteur du livre qui a inspiré le film. Policier alors en service à Los Angeles lorsqu’il écrivait, Wambaugh avait pour volonté de décrire sa vie et celle de ses confrères bien plus que de rechercher le spectaculaire et le suspense. Selon ses propres mots, ce qui l’intéresse n’est pas l’effet des flics sur la rue, mais celui de la rue sur les flics. Une intention qui sera parfaitement respectée par l’adaptation cinématographique de son œuvre, Fleischer étant évidemment le réalisateur idéal dans cet exercice. Filmer à hauteur d’homme est la spécialité du cinéaste, particulièrement lorsqu’il s’agit de s’intéresser à des personnages ordinaires. S’il a rarement imposé ses propres scénarios, force est de constater qu’il a très régulièrement filmé le destin d’hommes de petite condition tout au long de sa carrière. Et il l’a fait avec un respect et une humanité sans égal. Une chronique sur des flics en uniforme était donc le sujet parfait pour lui. Il en fera son chef-d’œuvre.


   
               

Les Flics ne dorment pas la nuit se présente comme un récit du quotidien, sans trame scénaristique véritable sinon l’idée d’une transmission entre les générations symbolisée par les trois paires constituées entre jeunes et vieux flics en début de récit. Nous pourrions y voir ainsi une sorte de proto-buddy movie, anticipant de quelques années la véritable éclosion du genre incarnée par Les Anges gardiens, l’excellent film de Richard Rush, et précédant de près d’une décennie ses multiples triomphes publics dans les années 80. Toutefois chez Fleischer, les aspects archétypaux du genre ne sont pas encore présents. Pas de superflic qui réformera la ville à la seule force de son calibre, de ses muscles ou même de ses méninges. Pas non plus d’exploitation humoristique de la relation entre le mentor et son sidekick. Ici, la question qui intéresse est celle de l’apprentissage et de la découverte, celle des aspects les plus grisants mais aussi les plus terribles du métier de policier. Voici finalement le sujet : des hommes au travail, ceux qui le connaissent et ceux qui l’apprennent. Fleischer affronte le genre policier avec un point de vue tranché et très particulier. Sans rechercher de climax ni de séquence d’action particulièrement spectaculaires, Fleischer crée une singularité dans un genre souvent strictement codifié.





On peut à la limite rattacher Les Flics ne dorment pas la nuit au sous-genre du procedural qui était en vogue à la fin des années 40 et au début des années 50, mais avec un intérêt plus nettement porté aux moyens qu’à la fin. C’est le travail que filme Fleischer, et donc les hommes qui l’exécutent. Aucune intrigue ne dirigeant le film, nous nous intéressons à quelques faits du quotidien comme cette scène mémorable où Kilvinski et son disciple Roy Felher consacrent leur nuit à s’occuper de la prostitution. Mais eux ne mettent en prison aucun souteneur ni aucune prostituée. Simplement, selon l’une des « lois de Kilvinski », ils en embarquant quelques-unes dans leur fourgon, leur fournissant lait et alcool, pour les préserver le temps d’une nuit de la misère du trottoir. Puis ils les relâchent. Aucune action fracassante dans cette séquence. Simplement beaucoup d’humanité et un héroïsme discret qui seront celui de ces hommes tout au long du récit. Spécialiste du film noir depuis le début de sa carrière, Fleischer atteint avec Les Flics ne dorment pas la nuit une forme d’aboutissement. En épurant totalement le genre, il le fait basculer dans une nouvelle dimension, purement humaine.(http://www.dvdclassik.com/critique/les-flics-ne-dorment-pas-la-nuit-fleischer)(Merci Sara pour l'idée...)

Ca monte ,ça monte !!

Frank Borzage est un cinéaste qui, s'il a dénoncé les horreurs de la guerre et décrit les conditions misérables de la classe populaire, n'en reste pas moins assez apolitique. C'est pourtant lui, le chantre de l'amour fou, qui réalise avec The Mortal Storm l'un des premiers films  à dénoncer le nazisme et à évoquer les exactions commises contre le peuple juif et ceux qui, en Allemagne, essayent de lutter contre la barbarie. La France et le Royaume Uni sont entrés en guerre mais Hollywood, qui fait sienne la position isolationniste des Etats-Unis, demeure toujours réticente à parler de ce qui se déroule en Europe et à condamner ouvertement les agissements du gouvernement allemand. Les grands studios ont tendance à penser que le public des salles attend de leur part du pur entertainment et non des œuvres qui parleraient de la marche du monde, aussi ils rechignent à produire des films trop politiques ou engagés. La position isolationniste du Congrès sied donc parfaitement à Hollywood mais l'afflux d'artistes fuyant le nazisme vient changer la donne. Des comités antinazis se forment (la "Hollywood Anti-Nazi-League" pour l'industrie du cinéma) et le désir d'évoquer la politique allemande se fait de plus en plus pressant dans l'enceinte des studios.C'est ainsi qu'arrive sur le bureau de Louis B. Mayer un roman antifasciste signé Phyllis Bottome, l'écrivaine parcourant au même moment l'Amérique afin de livrer des conférences sur le péril que représente l'idéologie nazie. Un des producteurs de la MGM, Sidney A. Franklin, profite du mouvement antifasciste frémissant pour pousser Mayer à accepter de mettre en chantier un film tiré de ce roman. Il engage deux exilés - Paul Hans Rameau et George Froeschel - pour en écrire le l'adaptation, le duo étant bientôt rejoint par Claudine West qui se charge des dialogues.



                  

Le nom de Borzage, qui a déjà réalisé deux films se déroulant en Allemagne (Et demain ? et Trois camarades), s'impose rapidement et grâce au concours de Margaret Sullavan, James Stewart et Robert Young (un fidèle du cinéaste), le tournage peut rapidement démarrer. Le fait que la MGM et quatre de ses stars s'engagent dans une grande production évoquant les ravages du nazisme va être un déclic au sein de l'industrie hollywoodienne, un véritable soutien à tous ceux qui pensent qu'il est plus que temps de briser le silence.Frank Borzage nous offre avec ce film la vision lucide et terrible d'une population basculant dans le fascisme. Mais, comme il est d'usage dans son cinéma, ce fond social, politique et historique est porté par cette forme mélodramatique et lyrique qu'il n'a cessé de travailler depuis ses chefs-d'œuvres du muet. Comme toujours chez Borzage, la grande histoire est vécue à hauteur d'homme, vécue à travers une histoire d'amour aussi belle que tragique. Le film débute par la peinture d'une petite ville tranquille et la description d'une famille unie et heureuse.


                

Seulement, le spectateur a été préparé dès le générique à voir derrière les apparences, à scruter ce mal que l'on devine tapi dans l'ombre. En effet, les noms du générique s'inscrivent sur de lourds nuages qui défilent au son d'une partition inquiétante qui ne s'ouvre qu'à la fin sur quelques notes d'espoir, annonçant par là-même la construction du film. Une voix sépulcrale évoque la peur de l'homme face à la nature et les sacrifices qu'autrefois il a fait aux Dieux en espérant les calmer. Et si l'homme a depuis appris à maîtriser le monde qui l'entoure, cette « peur de l'inconnu » reste profondément ancrée en lui, peur qui - poursuit la voix - le pousse encore et toujours à « tuer son prochain ». La voix annonce que le film est un conte et, effectivement, Borzage reprend dans l'ouverture de son film quelques images qui nous ramènent aux livres illustrés de notre enfance : un petit village recouvert par la neige qui symbolise l'innocence, un lourd nuage qui se détache de la blancheur presque virginale des montagnes avoisinantes et vient peser sur cette vision idyllique. Car l'orage annoncé lors du générique approche et, en quelques minutes, le rêve d'une humanité réconciliée avec elle-même et le monde va basculer dans l'horreur.(http://www.dvdclassik.com/critique/la-tempete-qui-tue-borzage)


                 

La Nef des fous (Ship of Fools) est un film américain réalisé par Stanley Kramer et sorti en 1965.Drames sociaux et sentimentaux se multiplient sur un paquebot qui part du port de Veracruz au Mexique, vers l'Allemagne en 1933... Un groupe de personnes de different milieu social fait la traversée Mexique-Allemagne. Pendant deux heures et demie le film aborde plusieurs sujets:le nazisme,la lutte des classes, le courage, les remords... On y trouve des très bons dialogues. Remarquable l'intérpretation de Simone Signoret. Regrettable la présence espagnole stéréotypée comme d'habitude dans des "bailaores flamencos". Le film a obtenu deux oscar en 1966.Un film original qui a du inspirer la série la croisière s'amuse sauf qu'ici on rit jaune. Une très bonne réalisation et un casting intéressant, je trouve néanmoins Oskar werner plutôt léger face à Simone Signoret. Le scénario comporte des hauts et des bas. L'ensemble apparait finalement assez superficiel malgré les sujets abordés.Une bonne surprise que ce petit film tiré d'un bouquin que j'ai vraiment envie de lire maintenant. Si vous ne supportez pas les films bavards, il y a peu de chance que ce film vous plaise : l'action se déroule au travers du verbe, la tension monte au rythme des sentences, les affrontements psychologiques sont de vraies batailles navales. J'ai trouvé ce film fort, ce film qui est du genre choral en fait, un genre que je n'apprécie que très rarement mais qui trouve tout son sens ici, sur un bateau, isolé du reste du monde et pourtant si représentatif de cet extérieur.


            

Les différents thèmes y sont développés avec finesse, cruauté, humour, joie, tristesse... de façon très humaine en somme. Les personnages sont très bien construits. D'ailleurs il est rare qu'autant de personnages me plaisent dans un film en comportant un si grand nombre. Les acteurs sont très bons, car ils parviennent à amener leur personnalité au travers des dialogues plein de sous-entendus ; une simple intonation suffit à transmettre énormément de choses, c'est là qu'on voit où est le talent. La mise en scène est très agréable : la caméra n'en fait pas trop en terme de mouvements, la photographie est léchée (certaines scènes, dont de baisers, sont à tomber par terre), les passages musicaux permettent de digresser un peu, de reposer toute cette animosité. Bref, voilà un tout grand film, très riche mais qui dont l'intrigue se déroule principalement au travers du dialogue et des personnages.(https://www.senscritique.com/film/La_Nef_des_fous/critique/40432926)